Journalisme d'investigation : définition expliquée

Le journalisme d'investigation est une forme de journalisme où un reporter mène une enquête approfondie pour révéler des faits cachés, des abus, des fraudes, des conflits d’intérêts ou des dysfonctionnements que personne ne souhaite rendre publics.
Objectif
Son but principal est de mettre au jour la vérité et d’aider à la responsabilisation des individus, institutions et organisations, grâce à des informations vérifiées, sourcées et documentées.
Comment ça fonctionne
Le journaliste d’investigation :
- collecte et croise des informations sur une période souvent longue
- vérifie chaque élément avec plusieurs sources
- exploite des documents (rapports, bases de données, archives, registres)
- mène des entretiens et sécurise ses sources, parfois anonymes
Outils et méthodes courants
Selon le sujet, l’enquête peut s’appuyer sur des outils numériques, par exemple :
- recherche d’images inversée pour identifier l’origine d’une photo
- analyse des réseaux sociaux pour retracer des liens, des événements ou des chronologies
- reconnaissance faciale et techniques OSINT (selon le cadre légal et éthique) pour confirmer des identités
- analyse de données pour repérer des incohérences ou des schémas (dépenses, contrats, votes, etc.)
Pourquoi c’est important
Le journalisme d’investigation contribue à :
- révéler des informations d’intérêt public
- déclencher des enquêtes officielles ou des réformes
- lutter contre la corruption et la désinformation
- protéger la démocratie en améliorant la transparence
À retenir
Le journalisme d’investigation repose sur une règle simple : prouver avant d’affirmer, avec une méthode rigoureuse et des preuves solides.
Questions fréquentes
Comment le journalisme d’investigation peut-il utiliser un moteur de recherche par reconnaissance faciale sans tomber dans l’« identification » abusive ?
En enquête, la reconnaissance faciale doit être traitée comme un outil de repérage d’occurrences (pistes) et non comme une preuve d’identité. La bonne pratique consiste à formuler une hypothèse, lancer la recherche pour trouver des publications potentiellement liées, puis vérifier par d’autres éléments indépendants (contexte de la page, métadonnées disponibles, chronologie, géolocalisation, sources directes, documents, témoins). Toute conclusion nominative devrait reposer sur un faisceau d’indices recoupés, et non sur un score de similarité.
Quelles étapes de vérification (OSINT) un journaliste doit-il suivre après avoir trouvé un « match » facial pertinent ?
Après un résultat, il faut vérifier (1) l’URL source et sa réputation, (2) si l’image est un repost/miroir (recherche d’image classique, comparaison des versions), (3) la cohérence temporelle (date de publication vs événements), (4) la cohérence contextuelle (lieu, langue, entourage, légende), (5) l’existence d’autres photos du même événement, (6) l’absence de signes de manipulation (recadrage, filtres, IA), puis documenter précisément la chaîne de vérification (captures datées, notes, liens). Si l’enquête vise une publication, demander un commentaire aux personnes/organisations concernées avant publication est souvent essentiel pour éviter l’erreur.
Quels risques spécifiques la reconnaissance faciale crée-t-elle pour l’éthique et la sécurité des personnes (sources, victimes, témoins) en journalisme d’investigation ?
Elle peut faciliter la ré-identification, le harcèlement, le doxxing, ou exposer des personnes vulnérables (victimes, lanceurs d’alerte, mineurs) dont l’image circule sans consentement. Le risque augmente si l’enquête publie des détails « actionnables » (lieux précis, liens directs, identifiants), ou si des correspondances incertaines sont présentées comme des faits. Une approche éthique implique la minimisation des données, l’évitement des détails inutiles, et une réflexion sur le préjudice potentiel avant toute publication.
Comment un journaliste peut-il protéger la confidentialité des sources lorsqu’il utilise des moteurs de recherche par reconnaissance faciale ?
Il faut réduire au minimum l’exposition de l’image : n’envoyer que ce qui est nécessaire (recadrage strict du visage, suppression d’arrière-plan, floutage d’éléments tiers), éviter d’uploader des images contenant plusieurs personnes, et séparer les environnements (compartimenter comptes, navigateurs, réseaux). Il est aussi important d’évaluer les conditions du service (conservation, réutilisation, traçabilité) et de n’utiliser ces outils que si l’intérêt public est clair et que le risque pour la source est maîtrisé.
FaceCheck.ID peut-il être utile en journalisme d’investigation, et comment l’intégrer sans surinterpréter ?
Oui, à titre d’outil de découverte d’occurrences d’un visage (pistes vers des pages où l’image ou des images proches apparaissent), par exemple pour repérer des réutilisations, des duplications de profils, ou la circulation d’une même photo sur plusieurs sites. L’intégration prudente consiste à traiter chaque résultat comme un point de départ : ouvrir la page, vérifier si l’image est bien la même, comprendre le contexte éditorial, rechercher l’origine, et recouper avec des sources indépendantes. Il faut éviter de publier (ou d’alléguer) une identité sur la base de la seule similarité faciale, et documenter les incertitudes dans le dossier d’enquête.
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