Photos d'identité judiciaire : définition et usages

Les photos d'identité judiciaire sont des photos prises ou collectées dans le cadre d’une enquête criminelle ou d’une procédure judiciaire. Elles servent principalement à identifier une personne, vérifier une identité, ou établir un lien entre un individu et un dossier.
À quoi servent les photos d'identité judiciaire
Ces photos peuvent être utilisées pour :
- Confirmer l’identité d’un suspect, d’une victime ou d’un témoin
- Comparer une personne à d’autres images existantes
- Documenter l’apparence d’un individu à un moment précis
- Faciliter une recherche dans des fichiers ou bases d’images
D’où viennent ces photos
Selon le contexte, les photos d'identité judiciaire peuvent provenir de :
- Forces de l’ordre (photos de garde à vue, fichiers, contrôles d’identité)
- Agences de sécurité (images internes, badges, contrôles d’accès)
- Caméras de surveillance (lieux publics, commerces, transports)
- Sources en ligne (réseaux sociaux, sites publics, images accessibles légalement)
Comment l’identification peut être faite
L’identification peut se faire :
- Visuellement, par comparaison manuelle de traits du visage, cicatrices, tatouages, âge apparent, etc.
- Avec des outils de reconnaissance faciale, qui analysent des caractéristiques du visage et les comparent à d’autres images disponibles dans un cadre légal
Points importants à connaître
- Une photo seule ne prouve pas tout. Elle sert souvent de piste ou de support de vérification.
- L’usage de ces photos est généralement encadré par des règles liées à la procédure, à la protection des données et aux droits des personnes.
Questions fréquentes
Que sont les « Photos d’identité judiciaire » et en quoi diffèrent-elles d’une photo d’identité classique pour une recherche faciale ?
Les « photos d’identité judiciaire » (souvent assimilées à des mugshots) sont des photos prises dans un cadre policier ou judiciaire (interpellation, garde à vue, écrou, etc.), généralement standardisées (face, parfois profil) et associées à un contexte d’enquête ou de procédure. Pour les moteurs de recherche par reconnaissance faciale, leur cadrage et leur netteté peuvent faciliter la création d’un “empreinte” biométrique, mais une correspondance retrouvée ne prouve pas un statut pénal, ni une culpabilité, ni l’actualité d’une procédure.
Comment ces photos d’identité judiciaire peuvent-elles se retrouver indexées par des moteurs de recherche à reconnaissance faciale ?
Elles peuvent circuler et devenir indexables lorsqu’elles sont publiées sur des sites d’actualité, des bases de données publiques selon les juridictions, des sites commerciaux de “mugshots”, des forums, ou via des reposts sur des réseaux sociaux. Les moteurs de recherche faciaux n’ont pas besoin d’accéder à une base policière : ils peuvent simplement indexer des images déjà accessibles publiquement sur le web, ce qui explique qu’une “photo judiciaire” puisse apparaître même sans accès direct aux fichiers des autorités.
Une correspondance avec une photo d’identité judiciaire indique-t-elle qu’une personne a un casier judiciaire ou qu’elle a été condamnée ?
Non. Une correspondance signifie au mieux qu’une image visuellement similaire existe quelque part en ligne. La photo peut être ancienne, sortie de son contexte, associée à une simple arrestation sans suite, à une homonymie, à une erreur d’étiquetage, ou même à une usurpation. Pour éviter la diffamation et les conclusions hâtives, il faut recouper avec des éléments non faciaux (date, lieu, source officielle, documents vérifiables) et considérer le risque de faux positifs.
Que faire si une recherche faciale renvoie une photo d’identité judiciaire vous concernant (ou concernant un proche) et que l’information est erronée, obsolète ou préjudiciable ?
Commencez par documenter proprement (captures d’écran, URL, date/heure, contexte). Ensuite, contactez d’abord le site source qui publie l’image (demande de retrait/correction) et, si nécessaire, utilisez les procédures de signalement des moteurs/plateformes. Évitez de partager publiquement le lien (effet de diffusion). Si la situation implique usurpation, chantage, ou atteinte grave à la réputation, envisagez un conseil juridique local : les droits et recours (diffamation, vie privée, déréférencement, suppression) varient fortement selon le pays et l’État.
FaceCheck.ID peut-il aider à repérer la diffusion d’une photo d’identité judiciaire, et quelles précautions prendre avant de l’utiliser ?
FaceCheck.ID (comme d’autres moteurs de recherche par visage) peut être utile pour repérer des occurrences publiques d’un visage et retrouver des pages qui republient une photo (y compris de type “judiciaire”), afin d’identifier les sources et demander des retraits. Précautions : n’uploadez que des images que vous avez le droit d’utiliser, évitez les photos de mineurs, limitez les données personnelles partagées, lisez la politique de conservation/suppression des images, et n’utilisez pas les résultats pour “accuser” quelqu’un. Traitez toute correspondance comme un indice à vérifier, pas comme une preuve d’identité ou de faits judiciaires.
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